Fidèle du Saint-Juéry Olympique Football depuis 47 ans, Roland Borie a reçu en début d'année la médaille de bronze du football des mains du président du District du Tarn. Rencontre. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous ? "J'ai 58 ans, je suis marié et père de deux enfants. J'ai toujours vécu à Saint-Juéry, j'y suis très bien. Ma famille du côté de ma mère est Saint-Juérienne depuis des générations. J'ai travaillé à la VOA comme livreur à la librairie Ginestet, puis à Rhône-Poulenc à la Viscose, et enfin au conseil général, pour le Musée de la Mine."

Quand êtes-vous rentré au SJO ?

J'ai commencé en minimes, lors de la saison 1971-72. Nous étions une bande de copains qui ne connaissait que le rugby.

On jouait sur les chantiers de Pratviel et les entraîneurs Michel Chluda et Alain Molinier sont venus nous chercher pour former une équipe de minimes.

À peine trois ans après, on était champions du Tarn face à Albi.

Puis, on est monté en catégorie junior. Après mon service militaire, je suis revenu en seniors.

Comment êtes-vous devenu dirigeant ?

Mon père était dirigeant, quand il a arrêté j'ai pris sa place.

Ensuite j'ai été trésorier adjoint, puis trésorier, j'ai assuré le secrétariat avec Jean Cassagnettes.

Je travaillais à mi-temps, l'autre mi-temps était consacrée au foot.

Ce bénévolat n'est pas trop contraignant ?

Je m'investissais presque au quotidien. J'ai dû ralentir à cause de lourds problèmes de santé.

On a de super infrastructures ici à l'Albaret, 25 éducateurs.

Jamais on n'aurait pensé que le club grandisse autant.

Les deux équipes seniors sont leaders de leur championnat.

Les plus jeunes travaillent bien. Il y a un gros travail des éducateurs de l'école de foot : on construit pour l'avenir.

Entre les dirigeants et les éducateurs, nous sommes quand même une cinquantaine pour faire tourner le club, et de plus en plus de femmes s'investissent.

Je tiens à saluer lessept présidents que j'ai côtoyés : Jacky Palacin, Pierre Durand, Jacques Valentin, Jean Chèvre, Jacques Farré, Michel Guéry et Christian Pigot. Et j'ai vu passer des milliers de joueurs.     source : ladepeche.fr